Expositions

Sans oublier sa vocation de préservation de la collection archéologique, dans une scénographie entièrement repensée, la Maison des Consuls souhaite s’ouvrir à d’autres thématiques, centrées sur l’homme comme facteur d’évolution, en interaction avec son environnement, et sa capacité à modeler son espace de vie.

Regards croisés, artistes plasticiens, collections publiques/privées renouvelés tous les ans, entrent en dialogue avec la collection permanente autour de thématiques liées à l’homme comme “acteur” de son environnement. Cette rencontre inédite à la Maison des Consuls entre l’art et notre patrimoine départemental témoigne d’une nouvelle approche culturelle où passé et présent se conjuguent harmonieusement.

Exposition temporaire
"L'étrange demeure", Régis Domergue

"L'étrange demeure", Régis Domergue

Du 26 juin au 29 novembre, la Maison des Consuls présente l’exposition “L’étrange demeure” autour de l’œuvre du photographe et vidéaste Régis Domergue.

Régis Domergue ne veut ni photocopier le réel, ni se contenter de belles photos consensuelles. Il souhaite jouer son rôle d’artiste. Se questionner. Questionner. Et c’est avec un personnage entre réel et irréel qu’il interroge aujourd’hui : Théophile Quinquampoix de Guingois interpelle avec poésie, invite à l’émerveillement, choisit la liberté.

L’étrange demeure est la maison de ce personnage énigmatique. Six salles, six univers où photographies et accessoires proposent aux visiteurs des “questions sans réponses”, des “utopies réalisées”…

Commissariat d’exposition : Régis Domergue

Exposition organisée par le service Culture-Patrimoine de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

Portrait de l’artiste

Chercheur, Régis Domergue a quitté la biologie végétale pour vivre de sa passion et vivre sa passion. Photographe et vidéaste, il répond à des commandes de portraits ou reportages. Artiste, il réalise dès 2007 ses premières photos surréalistes, avec une série mettant en scène des bustes mannequins femmes. Quand il se rend compte que ces travaux ont joué un rôle d’exutoire, il tourne une douloureuse page personnelle et invente un personnage masqué, Monsieur le temps qui passe, pour qui il crée des images étranges, parfois sordides mais toujours esthétiques.

En 2014, il questionne à nouveau son travail. Cette fois-ci de façon radicale : il brûle tous les accessoires de Monsieur le temps qui passe. Il donne alors vie à Théophile Quinquampoix de Guingois, personnage principal de l’exposition “L’étrange demeure”.

Exposition permanente

La collection permanente de la Maison des Consuls est constituée par les résultats des fouilles entreprises par l’archéologue Pierre Pannoux dans les environs immédiats des Matelles, notamment la grotte de Suquet Cocoulières, le site de Roubiac ou celui de Bois-Martin.

Le fonds Pierre Pannoux

Le fonds archéologique comprend 3500 pièces individualisées (sur un total de 18000) : il s’agit de mobilier archéologique (poteries, outils, silex et bijoux) et d’ossements d’animaux paléolithiques (dents d’ours, os d’urus, de cheval, de bouquetin, de renne et d’antilope saïga). La collection offre un large panorama sur la Préhistoire de la garrigue nord-montpelliéraine, du Paléolithique supérieur au Néolithique final. L’ensemble de la collection et les archives du musée sont rendus visibles depuis un écran tactile.

La collection présentée

Les salles consacrées à la Préhistoire présentent une sélection de 1800 pièces du fonds Pannoux, sélectionnées en partenariat avec les chercheurs de la Société Languedocienne de Préhistoire. Des vidéos thématiques sur le thème “Préhistoire : la matière, le geste, l’objet” illustrent les procédés traditionnels de fabrication d’objets usuels à partir d’éléments naturels et permettent de comprendre l’étonnant savoir-faire des artisans du passé. Cinq procédés de transformation sont explorés :

  • Du caillou au silex
  • De l’argile à la poterie
  •  Du coquillage à la parure
  •  De la métallurgie au cuivre
  •  De l’os à l’outil

La « civilisation » de Fontbouisse (-3000/-2800) est bien sûr présente avec ses belles céramiques et son splendide outillage de silex. Une maquette représentant un habitat en pierre sèche permet au visiteur d’apprécier l’originalité du mode de construction de ce groupe, tel qu’on peut encore l’admirer sur le site de Cambous (Viols-en-Laval) à quelques kilomètres du musée…

Stèles anthropomorphes

Le Musée présente deux stèles anthropomorphes représentatives du « groupe des garrigues » : les statues-menhirs de Cazarils (prêt de la commune de Viols-en-Laval) et de Cassillac (prêt de la commune de Viols-le-Fort), témoins de l’art et des croyances des hommes de la fin du Néolithique.

  • Stèle de Cazarils : découverte en 1952 dans une sépulture ovale (Cazarils n°1, -2800/-2300), cette statue-menhir est une petite dalle en calcaire de 72 cm de haut avec motifs gravés. Le visage, constitué de traits parallèles se recoupant, présente des yeux en faux relief, soulignés par des sortes de tatouages. Un collier, gravé selon le même procédé, porte un épaississement figurant peut-être une perle.
  • Stèle de Cassillac : découverte en 1990, la stèle de Cassillac se distingue de celles des garrigues gardoises et héraultaises par ses mensurations (1,80 m) et ses ornements, gravés ou sculptés, en particulier l’objet en position basse. Elle est taillée et sculptée dans une dalle de calcaire fin, provenant du bassin sédimentaire de Saint-Martin-de-Londres. Ce calcaire possède des qualités sculpturales remarquables et semble avoir été choisi comme matériau pour façonner l’ensemble des stèles de la proche région du Pic Saint Loup, dans les garrigues montpelliéraines.
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