Expositions

Sans oublier sa vocation de préservation de la collection archéologique, dans une scénographie entièrement repensée, la Maison des Consuls souhaite s’ouvrir à d’autres thématiques, centrées sur l’homme comme facteur d’évolution, en interaction avec son environnement, et sa capacité à modeler son espace de vie.

Regards croisés, artistes plasticiens, collections publiques/privées renouvelés tous les ans, entrent en dialogue avec la collection permanente autour de thématiques liées à l’homme comme « acteur » de son environnement. Cette rencontre inédite à la Maison des Consuls entre l’art et notre patrimoine départemental témoigne d’une nouvelle approche culturelle où passé et présent se conjuguent harmonieusement.

Exposition temporaire
"Chemin faisant", Vincent Bioulès

"Chemin faisant", Vincent Bioulès

Du 28 mai au 1er septembre 2019, la Maison des Consuls présente l’exposition « Chemins faisant » qui réunit un ensemble de dessins et de peintures de Vincent Bioulès.

L’artiste montpelliérain, un des membres fondateurs du groupe Supports/Surfaces, a développé une œuvre nourrie par une curiosité insatiable des territoires traversés, qu’ils soient lointains ou plus familiers. Le paysage du Pic Saint-Loup, par son ordonnance même, s’est imposé comme un des sujets les plus récurrents du peintre, faisant l’objet d’une observation attentive et constante.

L’ensemble des dessins présentés au musée a été réalisé dans les jardins de la Villa Médicis à Rome, à l’occasion de deux séjours en 2007 et 2008. Ils témoignent d’une expérience différente, conçue autant comme une relation à l’histoire de ce lieu, empli du souvenir de générations d’artistes qui l’ont souvent peint ou dessiné qu’à son agencement propre, avec ses essences végétales caractéristiques. Ces deux territoires réunis et présentés dans cette exposition, révèlent la complexité de l’étude de la nature sur le motif, exercice de constance, de rigueur et de sincérité.

Poursuivez votre découverte de Vincent Bioulès au Musée Fabre à Montpellier qui lui consacre une importante rétrospective du 15 juin au 6 octobre 2019.

Vernissage de l’exposition le mercredi 5 juin à 18 h 30

Commissaire de l’exposition : Marie-Caroline Allaire Matte

Exposition organisée par le service Culture-Patrimoine de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

Exposition temporaire
"Ce qui naît de la brume", Johann Fournier

"Ce qui naît de la brume", Johann Fournier

Du 14 septembre au 30 novembre 2019, la Maison des Consuls présente l’exposition « Ce qui naît de la brume » autour de l’œuvre photographique de Johann Fournier.

L’exposition d’automne de la Maison des Consuls est une nouvelle narration, tissée dans les photographies de l’artiste Johann Fournier de 2004 à 2019.

Comme nous l’explique le photographe : « Mes images sont des poèmes avec des mots qui n’ont plus de corps… Et comme toute création, elles sont et demandent des actes de foi puisque notre réalité est une fiction choisie. Elles naissent du visible puis s’en éloignent, en laissant des traces à déchiffrer, à ressentir ».

Cette exposition nous offre un nouveau regard sur le monde de la photographie et une véritable immersion poétique et surprenante dans l’univers de ce jeune talent.

Vernissage de l’exposition le vendredi 13 septembre à 18 h 30

Exposition organisée par le service Culture-Patrimoine de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.

Exposition permanente

La collection permanente de la Maison des Consuls est constituée par les résultats des fouilles entreprises par l’archéologue Pierre Pannoux dans les environs immédiats des Matelles, notamment la grotte de Suquet Cocoulières, le site de Roubiac ou celui de Bois-Martin.

Le fonds Pierre Pannoux

Le fonds archéologique comprend 3500 pièces individualisées (sur un total de 18000) : il s’agit de mobilier archéologique (poteries, outils, silex et bijoux) et d’ossements d’animaux paléolithiques (dents d’ours, os d’urus, de cheval, de bouquetin, de renne et d’antilope saïga). La collection offre un large panorama sur la Préhistoire de la garrigue nord-montpelliéraine, du Paléolithique supérieur au Néolithique final. L’ensemble de la collection et les archives du musée sont rendus visibles depuis un écran tactile.

La collection présentée

Les salles consacrées à la Préhistoire présentent une sélection de 1800 pièces du fonds Pannoux, sélectionnées en partenariat avec les chercheurs de la Société Languedocienne de Préhistoire. Des vidéos thématiques sur le thème “Préhistoire : la matière, le geste, l’objet” illustrent les procédés traditionnels de fabrication d’objets usuels à partir d’éléments naturels et permettent de comprendre l’étonnant savoir-faire des artisans du passé. Cinq procédés de transformation sont explorés :

  • Du caillou au silex
  • De l’argile à la poterie
  •  Du coquillage à la parure
  •  De la métallurgie au cuivre
  •  De l’os à l’outil

La « civilisation » de Fontbouisse (-3000/-2800) est bien sûr présente avec ses belles céramiques et son splendide outillage de silex. Une maquette représentant un habitat en pierre sèche permet au visiteur d’apprécier l’originalité du mode de construction de ce groupe, tel qu’on peut encore l’admirer sur le site de Cambous (Viols-en-Laval) à quelques kilomètres du musée…

Stèles anthropomorphes

Le Musée présente deux stèles anthropomorphes représentatives du « groupe des garrigues » : les statues-menhirs de Cazarils (prêt de la commune de Viols-en-Laval) et de Cassillac (prêt de la commune de Viols-le-Fort), témoins de l’art et des croyances des hommes de la fin du Néolithique.

  • Stèle de Cazarils : découverte en 1952 dans une sépulture ovale (Cazarils n°1, -2800/-2300), cette statue-menhir est une petite dalle en calcaire de 72 cm de haut avec motifs gravés. Le visage, constitué de traits parallèles se recoupant, présente des yeux en faux relief, soulignés par des sortes de tatouages. Un collier, gravé selon le même procédé, porte un épaississement figurant peut-être une perle.
  • Stèle de Cassillac : découverte en 1990, la stèle de Cassillac se distingue de celles des garrigues gardoises et héraultaises par ses mensurations (1,80 m) et ses ornements, gravés ou sculptés, en particulier l’objet en position basse. Elle est taillée et sculptée dans une dalle de calcaire fin, provenant du bassin sédimentaire de Saint-Martin-de-Londres. Ce calcaire possède des qualités sculpturales remarquables et semble avoir été choisi comme matériau pour façonner l’ensemble des stèles de la proche région du Pic Saint Loup, dans les garrigues montpelliéraines.
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