Parcours de visite “Sculptures d’une vie” – Robert Rocca

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La Communauté de Communes du Grand Pic Saint-Loup et le service culture et patrimoine sont heureux de vous présenter l’exposition temporaire de la Maison des Consuls “Sculptures d’une vie : Robert Rocca”.

L’exposition vous transporte dans l’univers du sculpteur Robert Rocca, un artiste de renommée mondiale qui a posé ses valises dans le village de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

Au gré d’une déambulation de salle en salle, se découvrent des marbres et des moulages de plâtre représentant des corps de femmes voluptueuses, des couples entremêlés, des allégories de la maternité et toute une multitude de personnages sortis de l’imagination foisonnante de cet artiste unique. A travers un univers artistique de contradictions apparentes où se mêlent et à la fois se confrontent puissance, énergie, mouvements, mais aussi émotions, poésie, douceur et joie vous assisterez à la découverte d’un nouveau regard sur l’œuvre d’une vie !

Bonne visite…

Introduction

Depuis tout temps, les hommes ont taillé la pierre et réalisé des sculptures. Cette pratique artistique quelque peu physique, considérée par Michel-Ange comme “virile” par opposition à la peinture, est l’œuvre d’un sculpteur, qui, par étapes, en variant les outils, les matières et les techniques, fait apparaitre d’un bloc de pierre, une sculpture à laquelle il tente de donner vie et mouvement.

Mais c’est quoi une sculpture au juste ?

Par définition, la sculpture est une activité artistique, qui consiste à concevoir des formes en volume. C’est l’action de tailler, de façonner une matière selon des techniques appropriées, d’assembler divers matériaux, afin de dégager, dans un but utilitaire ou esthétique, un objet, une figure, un ornement. Ce terme désigne également l’œuvre ou l’objet résultant de ces techniques.

Petit rappel historique

Pour rappel, la Préhistoire se divise en deux grandes parties :

  • Le Paléolithique (l’âge de la pierre taillée)
  • Le Néolithique (l’âge de la pierre polie)

C’est à la fin du Paléolithique supérieur qu’apparaissent les premières sculptures. Modelées en terre cuite ou taillées dans l’os ou la pierre, elles représentaient pour la majorité des animaux ainsi que des figures féminines et maternelles (d’où le surnom de « Vénus paléolithiques »).

Vénus gravétienne aux cheveux, de face, de dos et de profil, 2019. Photo : Stéphane Lancelot, INRAP
Vénus gravétienne aux cheveux, de face, de dos et de profil, 2019. Photo : Stéphane Lancelot, INRAP

Au cours de cette période, la sculpture connaît un essor important. Que ce soit en Égypte, en Grèce ou dans la Rome antique, elle tient une place majeure au sein de ces civilisations. Les sculptures sont alors utilisées en architecture, dans un but généralement esthétique, tout en possédant une signification symbolique ou religieuse.

Au début de l’Antiquité, deux techniques sont principalement utilisées par les sculpteurs : celle de la fonte à la cire perdue qui permet de créer des pièces en métal, et la taille de la pierre.

A l’époque de la Rome Antique, la sculpture connait son apogée. Les hommes commencent à découvrir et explorer le marbre, ils fabriquent des colonnes, des bustes et réalisent des portraits. Les personnages sculptés sont représentés sous leur plus beau profil, témoignant des scènes victorieuses, avec des poses avantageuses et les muscles apparents. C’est à cette époque un réel moyen d’expression politique.

Bust of Aphrodite Roman copy of 360 BCE Greek original by Praxiteles found in the river Tiber in Rome (4) Side view of Aphrodite Roman copy of 4th century BCE original by Praxiteles from Ostia, Italy
Bustes d’Aphrodite, copies romaines de statues du sculpteur grec de Praxitèle (-360 av. J.-C.). Photos : Mary Harrsch – Flick

Cette période se définit par la recherche de la beauté, la représentation du corps humain et la conquête d’un réalisme toujours plus grand avec, par exemple, la réalisation de statues colossales voire de grandeur nature.

Exemples : la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace toutes deux exposées au Musée du Louvre à Paris.

Durant l’époque médiévale, la sculpture est principalement utilisée pour orner des réalisations architecturales. Tympans, chapiteaux et statues-colonnes viennent embellir les édifices religieux, favorisant les sculptures en relief plutôt qu’en ronde-bosse.

L’expansion du christianisme influence les arts, plaçant les thèmes religieux au centre des représentations figurées (saints, Christ, Vierge, scènes bibliques…).

Statue de Saint-Denis portant sa tête dans ses mains, portail gauche de la cathédrale Notre-Dame à Paris. Photo : DEZALB - Pixabay
Statue de Saint-Denis portant sa tête dans ses mains, portail gauche de la cathédrale Notre-Dame à Paris. Photo : DEZALB – Pixabay

On retrouve aussi couramment des motifs inspirés de la nature sur les chapiteaux, comme des fleurs ou des animaux. Les portraits ou les sujets communs du quotidien sont peu représentés. Ce n’est qu’au VIIIe-IXe siècles, avec l’essor de la Renaissance carolingienne, que l’on voit réapparaître des figurations humaines prenant principalement pour sujet des princes et des ecclésiastiques. À partir du XIIe siècle, la sculpture est présente dans un contexte funéraire, ornant les couvercles des sarcophages et les tombeaux des personnages illustres.

Exemple : les sarcophages de la basilique Saint Denis.

La Renaissance

La renaissance entraine une laïcisation des esprits qui fait perdre à l’église sa puissance et son exclusivité. La sculpture s’affranchit des bâtiments religieux et les thèmes antiques sont repris, ce qui marque un retour à l’Antiquité. Les nus, les portraits, les statues équestres ou encore les bustes sont popularisés. On note un retour aux techniques de la taille du marbre et de la fonte du bronze favorisée par une parfaite maîtrise des moyens.

"David", de Michel-Ange 1501-1504). Photo : Jörg Bittner Unna / Wiki Commons
“David”, de Michel-Ange (1501-1504). Photo : Jörg Bittner Unna / Wiki Commons

Cette période est même qualifiée de “second apogée”, d’âge d’or de la sculpture. Cela est en grande partie grâce à de très célèbres artistes sculpteurs (Michel-Ange, Donatello, Raphaël, De Vinci) qui utilisent cet art pour témoigner de leurs maux, de leurs états d’âmes.

XVII-XVIIIe siècle

Les thèmes religieux ainsi que les portraits de monarques européens et de héros nationaux sont les sujets les plus couramment représentés au XVIIe siècle. Le baroque est alors le mouvement artistique majeur. Il se caractérise par une surcharge décorative, une tension et une exubérance dans les formes. Il privilégie les effets dramatiques, le mouvement, la sensibilité, le spectaculaire…

Au XVIIIe siècle, la sculpture contribue à l’embellissement de l’espace urbain par la mise en place de fontaines et de monuments. L’art du portrait évolue, prenant pour sujet de nouveaux modèles : famille, enfants, artistes et intellectuels.

XIX-XXe siècle

La sculpture est toujours très présente dans l’espace public et les thèmes abordés restent les mêmes. Toutefois, il faut attendre la fin du XIXe siècle pour noter des évolutions stylistiques et techniques majeures. C’est notamment le cas pour les sujets représentés : désormais, toute personne est digne d’être représentée en art. Les artistes jouissent de plus en plus de liberté de création et s’émancipent des codes du passé.

Ce siècle est marqué par le sculpteur Auguste Rodin, qui crée un art nouveau s’éloignant du style officiel. Les innovations plastiques de ces œuvres (l’accent mis sur l’expression plutôt que sur l’imitation, le procédé de l’assemblage, l’aspect inachevé de certaines œuvres) font qu’il connaît une réception difficile à ses débuts. Il deviendra par la suite une source d’influence pour ses contemporains et ses successeurs.

Au siècle suivant, différents mouvements artistiques se développent et entraînent une évolution majeure de la sculpture (cubisme, dadaïsme, surréalisme). Les matériaux se diversifient, avec l’utilisation de matières synthétiques issues de l’industrie pétrolière (résine, plastique, polyester). Les produits manufacturés de tous types sont aussi employés (objets détournés, ou récupérés en assemblages composés).

Des sculpteurs au succès international, tels que Giacometti, Brancusi ou Picasso, contribuent à dynamiser, voire à révolutionner le champ de la sculpture moderne, qui s’ouvre à des pratiques réellement nouvelles à cette période.

C’est pourquoi il est assez complexe de définir le domaine de la sculpture contemporaine. C’est une longue période qui a connu et connait encore aujourd’hui des bouleversements du style : recours à de nouveaux matériaux, nouvelles technologies, assemblage, installation, land art …

La sculpture

Il existe plusieurs techniques de sculptures.

La technique du modelage (argile ou porcelaine par exemple) est un processus additif. Pour cette technique, on emploie des matériaux tendres et malléables. Le modelage se fait soit par accumulation de matière, soit par suppression de matière.

Technique du modelage. Photo : teksomolika / Freepik
Technique du modelage. Photo : teksomolika / Freepik

La taille (marbre ou bois) est un processus de soustraction. On supprime de la matière afin de donner une forme déterminée. Il existe deux techniques de taille : la taille directe, sans croquis préalable ni modèle. La taille avec mises au point, qui recopie fidèlement un modèle à partir de mesures exactes.

Taille de pierre. Photo : MatteoPhotoPro2020 / Pixabay
Taille de pierre. Photo : MatteoPhotoPro2020 / Pixabay

La technique de l’assemblage (d’objets divers additionnés) est donc un processus additif. On assemble différents matériaux et éléments (papier, bois, métal, verre, plastique, objets de récupération, etc.) par collage, soudure ou procédé mécanique.

On désigne par fonte de matériaux (en général le métal dans des moules de formes diverses) le fait de couler, faire fondre est un processus de soustraction. Cette technique inclut toutes les opérations intervenant avant et après la coulée des métaux en fusion dans un moule. Elle nécessite d’avoir recours à un modèle afin de fabriquer le moule.

Technique de fonte. Photo : djacoby / Pixabay
Technique de fonte. Photo : djacoby / Pixabay

Le moulage (de bronze ou plâtre) est un processus additif. Cette technique consiste à créer un moule dans lequel on vient couler un matériau sous forme liquide qui, en se solidifiant, prendra la forme du moule en négatif. Cette technique permet la reproduction en plâtre d’une œuvre ou de tout autre objet en trois dimensions.

Technique du moulage. Photo : Creative commons
Technique du moulage. Photo : Creative commons

D’autres termes viennent s’ajouter à ces techniques. En effet, en sculpture, on désigne deux grandes catégories de représentations : les reliefs et la ronde-bosse.

Les reliefs sont fixés sur un fond (un mur ou un support) et rattachés à un arrière-plan, on différencie tout de même le haut et le bas-relief.

Les sculptures en bas-relief se détachent peu ou pas de l’arrière-plan, il n’y a qu’un seul point de vue, une seule face d’observation. Le point de vue est frontal, on ne peut donc pas tourner autour de l’œuvre.  A la différence des reliefs, les sculptures ronde-bosse ne sont liées à aucun fond ou support, elles sont pleinement développées dans la matière.

Techniques de sculpture : bas-relief, haut-relief, ronde bosse. Croquis : INSHEA-SDADV 2010-2011
Techniques de sculpture : bas-relief, haut-relief, ronde bosse. Croquis : INSHEA-SDADV 2010-2011

Les sculptures en haut-relief se détachent beaucoup du fond, taillées de manière à ce que le ou les sujets puissent être observés de face ou de profil. Parfois, cela donne même l’impression que les figures veulent s’échapper ou sortir du fond. Les sculptures en haut-relief peuvent être observées de face et jusqu’au ¾.

Techniques de sculpture : bas-relief, haut-relief, ronde bosse. Croquis : INSHEA-SDADV 2010-2011
Techniques de sculpture : bas-relief, haut-relief, ronde bosse. Croquis : INSHEA-SDADV 2010-2011

Les sculptures ronde-bosse sont des sculptures dites “complètes” (un buste, torse ou encore une statue). On parle de statues ronde-bosse dès lors que les sculptures peuvent être observées de tous les côtés et qu’on peut tourner autour.

Techniques de sculpture : bas-relief, haut-relief, ronde bosse. Croquis : INSHEA-SDADV 2010-2011
Techniques de sculpture : bas-relief, haut-relief, ronde bosse. Croquis : INSHEA-SDADV 2010-2011

Toutes les sculptures présentes dans l’exposition sont en ronde bosse.

 

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Avec la participation des mécènes du Grand Pic Saint-Loup
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